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French Crime News 2012
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  DECEMBRE 2012
  
     
  31 décembre 2012 : des douaniers volés
un commando d'une dizaine d'individus s'est emparé d'une tonne de résine de cannabis en forcant un entrepôt de la douane du port de Huelva situé en Andalousie. On n'est jamais mieux servi que par soi-même le soir du Réveillon.
  
     
  19 décembre : Le Wagram encerclé
"Manne financière", "reprise en main (du cercle) minutieusement préparée", "association de malfaiteurs" ou "indulgence policière"... Le ministère public condamne sans appel les protagonistes de l'autre série "Mafiosa", un épisode qui date de janvier 2011. Les procureures Vanessa Bronstein et Laetitia Dhervilly ont distingué parmi les prévenus "le cercle" des employés ou anciens employés de l'établissement dont les "intérêts personnels" ont convergé avec le "cercle" des membres du clan corse de Jean-Luc Germani, désireux de s'approprier la gestion du Wagram. Contre les premiers, soit cinq personnes, le parquet a requis des peines allant de 18 mois de prison avec sursis à cinq an de prison ferme. Dix-huit mois de prison avec sursis ont été requis contre Frédéric Graziani, acteur de la série de Canal+ "Mafiosa". C'est contre les seconds que les condamnations les plus lourdes ont été requises : sept ans de prison, peine maximale, contre Jean-Luc Germani, en fuite, et six ans de prison contre quatre "hommes de main", dont deux sont en fuite.
  
     
  17 décembre 2012, Maloum en grève de la faim
Placé en détention provisoire le 6 juillet dernier dans le cadre d'une affaire de "racket", Karim Maloum, 49 ans, ex-membre de la Dream Team (équipe de braqueurs) débute une grève de la faim depuis sa cellule de Bois-d'Arcy. Il manifeste ainsi le fait qu'il n'a pas encore été confronté aux victimes, lesquelles comme le fait remarquer Me Giraud, ne se sont pas constituées parties civiles. Maloum avait déposé une première demande de remise en liberté qui a été refusée le 23 octobre. A suivre.
  
     
  15 décembre : Gérald Gaben, comme dans un film de série B
il s'était fait la malle le 4 novembre 2012, marre de l'insalubrité de la prison des Baumettes. Le neveu de feu Roland Gaben, lequel était présenté comme le "parrain" des quartiers nord de Marseille, vient de se faire piquer sur le vif par la police d'Andorre. Dans un bus. Retour à la case prison.
  
     
  6 décembre 2012 : bis repetitae pour Bernard Barresi et Michel Campanella - Affaire Guérini
Après deux jours d'audition dans les locaux de la Section de recherches de la gendarmerie de Marseille, Bernard BARRESI est présenté au juge Duchaine et mis en examen pour "association de malfaiteurs en vue de la commission du délit de trafic d'influence, blanchiment, faux et usage de faux". Proche de ce dernier, frère de Jean-Luc et Franck Barresi et de certains "barons" de la Brise de mer, le chef d'entreprise Michel CAMPANELLA est lui aussi mis en examen. Les deux hommes ont échappé de peu à la "case" prison : contre l'avis du Parquet, le juge des libertés et de la détention a préféré les placer sous contrôle judiciaire. Pour les enquêteurs, Bernard Barresi aurait obtenu, via le contrôle de plusieurs sociétés (Alba Sécurité, ABT, OBR), plusieurs millions d'euros via des marchés publics présumés truqués, attribués notamment par le Conseil général des Bouches-du-Rhône et par la mairie de Berre.
  
     
  5 décembre : qui va s'amuser à bluffer à la barre ?
Le procès du Cercle Wagram débute mercredi à Paris. Dix personnes, dont Germani, Luciani (tous deux en cavale), Ferracci ou  Terrazzoni, vont être jugées jusqu'au 21 décembre en correctionnelle pour des faits d'extorsion de fonds et d'association de malfaiteurs. Ce n'est pas la fiction Mafiosa de C+ mais la réalité Mafiosi sur fond de lutte de pouvoir au sein de l'un des cercles les plus en vues de la capitale (fermé en juin 2011). Les dix hommes sont en effet dans le collimateur pour avoir fomenté un coup d'Etat en janvier 2011 afin de reprendre les rênes officieuses d'un établissement aux poches trop larges et trouées (entre 5 et 10 millions d'euros auraient disparu des caisses pendant plusieurs années). il est à parier que les avocats vont jouer sur du velours. Le bluff, dans le Milieu, ça paye cash ? 
  
     
  NOVEMBRE 2012   
  29 novembre : le clan DAHAN sous les verrous
L'équipe de Manu DAHAN, une dizaine de personnes, était connue pour recouvrir des dettes et extorqué des fonds en provenance d'activités peu avouables. dont les experts es escroqueries de la "tèv" (TVA) qui ont gagné des millions sur le marché du carbone. Les policiers ont fait le vide en interpellant la partie visible de l'iceberg dans l'Hérault, la Haute-Savoie et la banlieue parisienne.
  
     
  26 novembre 2012 : le Boxeur et le Chinois dans le filet des Stups
Raymond Mihière dit le Chinois est arrêté à Coudray (Eure-et-Loire), au domicile d'une autre figure du milieu marseillais, Ange Buresi, en compagnie de Serge Navarro. Cinq autres personnes ont été arrêtées dans la région marseillaise, dont Joseph Signoli dit Jo ou le Boxeur, et une dans les Pyrénées-Orientales. Les investigations confiées à l'origine au juge Claude Choquet, nommé depuis au pôle chargé des crimes contre l'humanité à Paris, sont désormais conduites par le juge Thierry Azema de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.
  
     
  21 novembre, Marseille : Le procureur Fabrice Karcenty demande une peine de quatre ans de prison devant le tribunal correctionnel de Marseille contre Jean-Luc BARRESI, agent de football présenté comme proche du Milieu marseillais. Jugé pour une affaire d'extorsion de fonds, au sein de laquelle a disparu un Marseillais très connu sur le port autonome, et de menaces de mort, Barresi attend le jugement mis en délibéré au 4 décembre.
  
     
  20 novembre 2012, Haute-Corse : un entrepreneur de travaux publics tué par balles.
Un entrepreneur de travaux publics, âgé d'une quarantaine d'années, est tué par balles dans une station-service du village de Cervione situé au sud de Bastia. C'est la 18ème victime depuis le début de l'année en Corse. Manuel Valls a réaffirmé que l'Etat comme les Corses doivent "assumer leurs responsabilités" dans la lutte contre la criminalité dans l'île.
  
     
  15 novembre 2012, Marseille : Jacques Mariani, mis en examen pour subornation de témoin, est conduit par le GIGN devant les juges Christine Saunier-Ruellan et Christophe Perruaux pour être interroger sur son implication présumée dans l'affaire de subornation de témoin lors du procès en appel de la tuerie des Marronniers. Le fils de feu Francis Mariani purge une peine de 15 ans à Saint-Maur pour assassinat, et de 7 ans pour racket. Il avait été placé en garde en vue mi-octobre, soupçonné d'avoir voulu aider son rival Ange-Toussaint Federici en intervenant auprès d'un témoin cité à comparaître au procès de "Santu". Le témoin n'est autre que l'un des anciens complices de Farid Berhama (tué au bar des Marronniers), Karim Boughanemi, détenu dans la même prison que Mariani.  Dans cette affaire de subordination, six personnes ont été mises en examen et écrouées.
  
     
  14 novembre, Ajaccio : assassinat de Jacques NACER, président de la Chambre et de Commerce et d'Industrie. Dans la foulée, les ministres Valls et Taubira se rendent sur l'île.
  
     
  OCTOBRE 2012   
     
  30 octobre 2012, près d'Aix-en-Provence : Aurélie MERLINI est grièvement blessée lors d'une tentative d'assassinat. Agée de 28 ans, elle est la fille de Daniel Nino Merlini, assassiné en mars 2010, un temps membre d'une équipe de braqueurs baptisée la Dream Team.

Voilà ce qu'a dit son père quelques jours avant d'être tué (source : L'envolée) : "Je m’aperçois que dehors c’est pareil : putain, y’en a que pour les indics, dedans, puisqu’ils sont tous les jours chez les chefs, chez les trucs en train de sucer ! Moi je croyais qu’en sortant ce serait différent : non, c’est les indics qui tiennent le haut du pavé, c’est les condés qui sont les voyous. Voilà, c’est la vérité. C’est eux qui tiennent le plus de maisons d’échangistes, toutes les boîtes, les machines… avec tous leurs indics ! Demain, toi tu mets un jeu, tu fais quoi que ce soit, tu pètes de suite ; eux, ça fait des années que ça roule en Q7. Alors messieurs les potos, je vous dis que dehors, bon, c’est bien quand même, mais c’est pas différent."
  
     
  25 octobre, Versailles : des peines de 2 ans de prison avec sursis sont requises à l'encontre des deux anciens ministres Charles PASQUA et André SANTINI, jugés pour "détournements de fonds" dans l'affaire de la fondation Hamon avec neuf autres prévenus. Le procureur Marc Brisset-Foucault a également réclamé contre eux une amende de 100.000 euros chacun et la privation des droits civiques pour une durée de 2 ans.
  
     
  24 octobre, Corse-du-sud : Patrick SORBA, le frère d’un homme qui avait échappé à une tentative d’homicide le 1er novembre 2011 à Propriano, est tué par balles. Le 25 mai, une vedette de plaisance appartenant à des proches de Francis Sorba avait été détruite par un attentat à l’explosif dans le port.  
     
  23 octobre 2012, Marseille : Exclusif Le Point
Une affaire de meurtre d'indic pourrait être liée à la BAC de Marseille. Une plainte pour "complicité d'assassinat" a été déposée hier.
  
     
  22 octobre 2012, France : Depuis Matignon, le premier ministre Ayrault annonce les dix mesures pour lutter contre la criminalité organisée en Corse. "Une attention particulière sera portée à la lutte contre le blanchiment", dit-il, "notamment dans le domaine de l'immobilier et y compris du sport, ainsi qu'aux procédures de marchés publics, aux autorisations d'urbanisme" sur le littoral. Au même moment, Me Paul Sollacaro, le fils de l'avocat assassiné à Ajaccio, désigne les "services de police" comme responsables de la mort de son père, conspue les méthodes illégitimes de la JIRS de Marseille et demande une enquête parlementaire sur le fonctionnement de cette dernière afin de "faire le ménage".
  
     
  17 octobre, Paris : pour la première fois dans l'histoire du pays, Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, prononce le mot "mafia". Au micro de France Inter, il dit vouloir "s'attaquer à cette mafia, à ce qui gangrène la société corse", suite à l'assassinat de l'avocat Antoine Sollacaro. Le ministre s'en prend à l'"affairisme, à ces réseaux, à ces hommes qui tuent".
  
     
  16 octobre 2012, Corse : un avocat et un autre individu criblés de balles
Me Antoine SOLLACARO est assassiné dans une station service d'Ajaccio, à l'entrée de la route des îles Sanguinaires où il résidait. L'ancien avocat d'Yvan Colonna a été touché de plusieurs balles alors qu'il était au volant de sa Porsche. Une heure plus tôt, le corps de Jean-Dominique Allegrini-Simonetti, ancien militant nationaliste, est découvert criblé de balles dans sa voiture à Aregno, un village de Balagne (Haute-Corse) situé à 60 kilomètres de Bastia. Une question qui a "tué" : quelles fautes ont commis ces deux individus ?

le même jour, presqu'à la même heure, Ange Toussaint FEDERICI, rejugé pour le triple homicide du bar des Marronniers en 2006 à Marseille, est condamné en appel par la cour d'assises du Var à 30 ans de réclusion, au terme d'un procès mouvementé sur fond de soupçons de subornation de témoin. Sa peine est assortie d'une période de sûreté de 20 ans.
  
     
  15 octobre 2012 : Santini et Pasqua, au rapport !
Onze prévenus, dont les anciens ministres Charles Pasqua et André Santini, comparaissent à Versailles où ils devront s'expliquer sur de présumés détournements de fonds publics, notamment un système de facturation pour un musée n'ayant jamais vu le jour. L'affaire de la fondation d'art Jean-Hamon remonte à novembre 2000... Lire la suite sur LeMonde.fr.
  
     
  14 et 15 octobre 2012 : le Milieu niçois bientôt en "promenade"  ?
la PJ de Nice a procédé ce week-end à un vaste coup de filet dans la région niçoise tout en interceptant, à Pau, un Go Fast transportant 140 kg de cannabis destinés à la Côte d'Azur. Des "figures" du grand banditisme azuréen ont été interpellées dont un individu en fuite depuis une dizaine d'années et faisant l'objet de deux mandats d'arrêt internationaux. Ces derniers auraient investi l’argent sale dans des débits de boissons.
  
     
  11 octobre : un ancien (?) gangster marseillais retrouvé et tué
Jean MARANO, un homme de 53 ans, est tué de trois balles dans la tête alors qu'il se trouvait à la terrasse d'un bar du quartier des Cinq-Avenues. Les tueurs, masque de latex sur le visage, l'ont abattu devant des dizaines de personnes et surtout devant sa fille, serveuse dans l'établissement. Réalisée par des professionnels, l'exécution, la 21ème depuis le début de l'année, intervient la veille de la visite de Manuel Valls dans la cité phocéenne. Marano a-t-il été mené en belle ? Pourquoi les tueurs ont-ils laissé un sac près de la table ? Marano est-il une clé de voûte "invisible", car très protégé, d'un système de corruption/association dont la partie visible de l'iceberg pointe dans les quartiers nord ? Est-ce un message adressé au Ministre de l'Intérieur ? Au contraire, l'homme s'est-il trouvé au mauvais endroit et au mauvais moment face à des individus qui lui ont fait payer une vieille dette ? Vu l'ampleur de l'enquête, il n'est pas certain que le "cave" y trouve son compte car le fait divers est loin d'en être un...
  
     
  10 octobre : vaste réseau de blanchiment démantelé à Genève et Paris sur la base d'un important trafic de cannabis
Dès 6h, les procureurs suisses Tappolet, Mascotto, Schmid et Bertossa ont procédé, avec la brigade financière, à quatre perquisitions et à l'interpellation de trois suspects à Genève. Un million en liquide et des bijoux ont été saisis, pour un total de 2 millions de francs (suisses). L'opération s'inscrit au coeur d'une enquête transnationale entre la Suisse et la France. Elle vise à démanteler un réseau présumé de blanchiment d'argent provenant d'un trafic de cannabis en France. Les perquisitions effectuées à Genève concernent une société financière de la place, soupçonnée de blanchir chaque mois par un mécanisme de compensation plusieurs millions d'euros. Ce dispositif permet de camoufler le lien entre le trafic de drogue en France et le recyclage de son produit en Suisse. La maire adjointe de Paris, Florence LAMBLIN, est mise en examen pour blanchiment et association de malfaiteurs comme huit autres personnes, dont certaines qui pourraient être liées à la fraude à la taxe carbone via le mécanisme de blanchiment (compensation, système de faux prêts, investissements dans l'immobilier et les oeuvres d'art... ). Comme l'avait souligné en son temps l'Observatoire Géopolitique des Drogues, des individus prochent du premier cercle du roi marocain sont sur le radar... A suivre.
  
     
  5 octobre : La BAC de Marseille dissoute
Douze policiers de la brigade anticriminalité (BAC) du nord de Marseille sont déférés au parquet. Ils sont soupçonnés d'avoir volé et extorqué de l'argent et de la drogue à des trafiquants – une véritable "gangrène" selon le procureur, qui n'exclut pas d'autres mises en cause. "C'est un dossier qui fait beaucoup parler, trop parler", a déploré l'avocate d'un policier, Me Béatrice Manoukian. Selon elle, son client – mis en examen et écroué pour vol et extorsion en bande organisée et détention de produits stupéfiants – est "effondré".
Lire l'article du Monde.fr.
  
     
  2 octobre 2012, Corse : ils retournent à l'ombre
Mis en examen dans une enquête instruite par la Jirs de Marseille qui a regroupé en un seul dossier quatre assassinats survenus à Ajaccio en 2009 (Castola, Brahimi, Salini, Dettori), la police judiciaire interpelle David TADDEI, Jean-Baptiste OTTAVI et Jérémy CAPIITA. Les trois hommes n'auraient pas respecter leur contrôle judiciaire et ont passé des coups de fil à Guy ORSONI (en prison), le fils du "Bel Alain". Retour à la case "prison". 
  
     
  SEPTEMBRE 2012   
   25 septembre : un magistrat gardé à vue
Nommé à Cayenne (au vert avant la tempête ?) au cours de l’été 2011, François MONTOIS était l’ancien substitut auprès du procureur de Lyon. Il est interrogé sur les renseignements qu'il aurait pu fournir concernant des procédures judiciaires en cours à Lyon. Celles qui touchent de près ou de loin l’Affaire Neyret et la Carbone Connection.

le même jour, 3000 pieds de cannabis sont saisis dans deux villages de l'Aube. Trois individus d'origine vietnamienne sont interpellés.

  
     
  11 septembre : de nouveaux ripoux à Lyon ?
Parmi les treize personnes interpellées, sept fonctionnaires de police rattachés à la sécurité publique du Rhône (Vénissieux) et deux délégués du procureur. Les "zdeks" sont soupçonnés d'avoir rendu des services en échange d'avantages matériels : consultations de fichiers, obstructions dans des procédures, conseils prodigués pour favoriser des activités illicites. En contrepartie, les policiers auraient bénéficié de prêts de voitures, d'invitations au restaurant, de téléphones portables, etc. "Ce n'est pas des enveloppes contre des informations, le schéma relève plutôt d'une ambiance générale, d'une porosité qui devenait préoccupante", résume une source proche de l'enquête. "On a l'impression qu'ils étaient chez eux, les barrières étaient franchies, les voyous abordaient les policiers à l'amitié et les policiers ne se méfiaient plus", estime plus brutalement un autre enquêteur.
  
     
  5 septembre : un mort aux Sablettes
Jean-Claude Régnier, le fils de Louis Régnier, dit "Loulou des Sablettes" est tué d'une balle tirée probablement d'un fusil de chasse de calibre 12. Le meurtre n'a pas été revendiqué. Du côté de Lyon, et aux quatre coins de la planète, les affaires continuent comme si de rien n'était.
  
     
  2 septembre 2012, Ajaccio : un proche d'Alain Orsoni grièvement blessé
Charles CERVONI, âgé de 44 ans, est grièvement blessé par balles alors qu'il circule dans un 4.4 sur le Cours Napoléon d'Ajaccio. Inconnu des services de police, Cervoni est un employé de la CCI d’Ajaccio. Il serait un proche d’Alain Orsoni et de l'ACA, le club de football dont Orsoni est le président. Cervoni était-il la cible des deux hommes à la moto ? La suite au prochain épisode qui ne devrait pas tarder...
  
     
  AOUT
  
  29 aout : "Manu" au trou
Emmanuel Dahan dit "Manu", soupçonné de "tentative d'extorsion de fonds et séquestration", est interpellé à Barcelone.
Les policiers catalans auraient agi sur renseignement des enquêteurs de la direction centrale de la police judiciaire française. Manu Dahan serait impliqué dans le même dossier que Karim Maloum écroué début juillet à Paris. Dahan est par ailleurs recherché par d'autres voyous pour d'autres affaires... Ces derniers pourront lui envoyer des fleurs à la Santé. A moins que le Mossad n'intercepte le bouquet...

le même jour, un homme de 25 ans est tué dans la sorée d’une rafale de Kalachnikov dans les quartiers nord de Marseille. Abattu par le passager d’une voiture, il est la 14e victime des supposés règlements de comptes dans la cité phocéenne.
  
     
  Dans la nuit du mardi 28 au mercredi 29 août, à Sommières, un incendie a totalement détruit cinq camions-poubelles  stationnés dans le parking fermé de la société Urbain-net. Les techniciens en identification criminelle (Tic) de la gendarmerie se sont rendus sur place. La piste de l'incendie criminel est privilégiée. La société Urbain-net, qui assure des ramassages d’ordures sur les communes de Sommières, Nîmes, Le Grau-du-Roi, Aigues-Mortes et aussi Vézénobres, Mauguio et Carnon, a été rachetée en février 2012 par la holding Nicollin. Elle est gérée par le fils de Louis Nicollin dit Loulou.
  
     
  25 août : 18e règlement de comptes dans les Bouches-du-Rhône
Un homme de 25 ans est assassiné d'une demi-douzaine de balles de gros calibre. Abattu dans un quartier du sud de Marseille, la victime venait de sortir de prison.
  
     
  22 août : touche pas au grisbi de la Banque de France
Considéré comme le "parrain" de la fausse monnaie en France, un homme de 60 ans est arrêté à Toulouse par la police judiciaire dans un restaurant toulousain. Il ferait partie du premier cercle du grand atelier clandestin démantelé en juin 2012, en région parisienne.
  
     
  mardi 07 août 2012 : C dans l'air
Maurice Costa, 60 ans, est assassiné en fin de matinée de plusieurs coups de feu tirés à travers la vitrine d'une boucherie du centre du village de Ponte-Leccia. Peu après, une voiture est retrouvée incendié non loin du lieu du crime. L'assassinat de l'un des présumés "barons" de la Brise de Mer s'inscrit dans une lutte sans merci entre le clan de La Porta et celui de Venzolasca. Pour les initiés, rien de neuf sous le soleil de l'Ile de Beauté : Costa avait déjà échappé à un guet-apens et vivait sous la menace d'une exécution programmée.  Et il n'est pas le dernier sur la liste. La guerre ne s'inscrit pas, comme le répète inlassablement la presse et consorts, dans le "vide" laissé par la mort accidentelle de Jean-Jérome Colonna en 2006 mais principalement par le fait que les barons de la Brise n'est pas voulu partager le "gateau" financier avec leurs pistoleros de la Casinca, un groupe d'individus devenus depuis la fin des années 1990 des hommes aguerris à l'art de la guerre et désireux d'accompagner d'autres hommes de l'art au sein de l'arène politique de l'île et surtout du "continent" - puisque l'un ne va pas sans l'autre.  A Marseille, la "rentrée" sera chaude...
  
     
  JUILLET 2012   
  22 juillet : du 9 mm pour solde de tout compte
Un homme âgé de 26 ans est abattu de plusieurs balles de 9 mm dans la nuit de dimanche à lundi dans les quartiers Nord de Marseille. Selon les premiers éléments de l'enquête, il s'agirait d'un règlement de compte sur fond de trafic de stupéfiants. L'individu était connu des services de police. Ce 16ème règlement de compte fait suite à celui du 2 juillet où un homme d'une trentaine d'années avait été assassiné sur le parking d'un hôtel d'Aix-en-Provence après être sorti de prison.
  
     
  20 juillet : Ciao parrains (article, Le Monde)
Pendant une journée, il ne lâche rien. Entouré de deux policiers de la brigade criminelle de Marseille, d'un autre venu de Nanterre, il reste mutique. Rien sur les petites escroqueries financières ou sur cette affaire de séquestration pour laquelle il est poursuivi. Puis Claude Chossat demande à parler "au plus gradé". Lire la suite.
  
     
  11 juillet : de la suite dans les idées
Hier, le 10 juillet, Yves MANUNTA a été tué par balles en Corse du sud. L’ancien militant de l’ANC et gérant d’une société de sécurité est tombé dans un guet-apens après avoir échappé par deux fois à des tueurs. Deux hommes sont interpellés dans la foulée alors que l'un des possibles tueurs, grièvement brûlé, a été transporté à Marseille.  Depuis six mois environ, une guerre sans merci frappe le milieu nationaliste au moment où le FNLC reprend le maquis et que les nuits "bleues" reviennent à la mode. 
  
     
  10 juillet : Poker clandestin à Paname
Un organisateur de soirées de jeu, réunissant riches chefs d’entreprise, joueurs semi-professionnels et membres du show-business , dont le chanteur Patrick BRUEL, est interpellé le 10 juillet à la sortie de son domicile parisien, situé rue de la Faisanderie dans le XVIe arrondissement. Mis en examen pour « tenue d’une maison de jeux de hasard en bande organisée » et « association de malfaiteurs », Michaël BENYMANI., gérant de sociétés, âgé de 41 ans, a été placé sous contrôle judiciaire. Un mois plus tôt, les policiers de la BRB avaient déjà arrêté les deux autres principaux organisateurs de ces parties, dont les enjeux pouvaient atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros. David TABET, propriétaire de plusieurs agences immobilières et domicilié dans un vaste appartement de plusieurs centaines de mètres carrés, doté d’une terrasse avec vue sur le parc Monceau, dans le VIIIe arrondissement, et Jean-Jacques GHEBALI., connu pour ses liens avec le grand banditisme, locataire d’un luxueux duplex, avec jardin privatif, à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), donnant sur le bois de Boulogne ont été mis en examen le 15 juin.

  
     
  3 juillet 2012 : une nouvelle affaire "OM" ?
Le parquet de Marseille a ouvert une information judiciaire contre X pour "extorsion de fonds en bande organisée, blanchiment et association de malfaiteurs" après avoir établi de possibles liens entre l’Olympique de Marseille et des acteurs du grand banditisme. L’enquête, qui suit son cours depuis deux mois, est supervisée par deux les vice-présidents chargés de l'instruction au tribunal de grande instance de Marseille, Christophe Perruaux et Thierry Azéma. Plusieurs écoutes téléphoniques auraient ainsi mis au jour des pressions et menaces sur fond de transferts à l'OM, et notamment autour du transfert de l'attaquant André-Pierre Gignac de Toulouse à l'OM au mois d'août 2010. Le journal La Provence évoque dans son édition de Mardi 26 juin le nom de la famille Barresi. Il est question d’un agent (nda : probablement Bernès) se plaignant de ne pouvoir « récupérer » le joueur, au prétexte qu'il serait « la propriété des frères Barresi et de leurs proches. »
  
     
  JUIN 2012
  
  24 juin : quand marlous riment avec voyous
Sept douaniers français sont mis en examen et incarcérés. Ils sont soupçonnés d'avoir dérobé de l'argent dans des bagages de trafiquants présumés, qui transitaient via l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. L'examen de comptes bancaires domiciliés en République Dominicaine (nda : depuis longtemps un pays très prisé par les acteurs de la criminalité française) ainsi qu'en Andorre révèle des dépôts de l'ordre de 6 millions d'euros détournés.
  
     
  22 juin : les vrais-faux outils de la Camorra
Les enquêteurs de la PJ et les douanes judiciaires ont détruits des centaines d'outils à Toulouse : compresseurs, groupes électrogènes, pompes à eau… ces produits fabriqués en Chine avaient envahi les campagnes du Grand Sud, de Bordeaux à Montpellier. Il s'agissait évidemment de marchandises contrefaites très dangereuses. Le produit de leur vente servait notamment à alimenter la Camorra, la mafia napolitaine.
  
     
  12 juin : le faux pas des monnayeurs
La plus grande fabrique de France de faux billets est démantelée en Seine-et-Marne par l'office spécialisé de la police judiciaire française. Quelques 9 millions d'euros en 350 000 faux billets de 20 et de 50 euros...
  
     
  11 juin : un avocat sur le ban de l'accusé
L'ancien avocat Karim ACHOUI de figures du grand banditisme, tels que les frères Hornec ou Antonio Ferrara, comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour "violences volontaires" et "menaces avec arme" sur sa compagne.
A suivre.

Le même jour, un autre procès s'ouvre à Nancy. il s'agît d'une affaire de trafic de cocaïne et de blanchiment d'argent sur la Côte d'Azur. Parmi les prévenus, Mohamed "Momo" DENFER, fiché au grand banditisme, et sa soeur, avocate.
  
     
  8 juin : le juge marseillais ne désarme pas
La rumeur enflait depuis plusieurs jours autour de l'affaire Guérini. "Le plus dur est à venir !", soufflait, un rien elliptique, une source proche de l'enquête, avant d'ajouter : "L'été sera chaud"... Lire la suite ?
  
     
  MAI 2012
  
  28 mai : la police italienne fait une descente dans les coulisses du football et remonte de beaux poissons proches de la Mafia. Il se dit que le juge a des billes, pour ne pas écrire des ballons, sur le foot français. On verra après l'Euro. Time is money.

le même jour, à Marseille, Un homme est retrouvé mort carbonisé dans une voiture près d'une cité des quartiers nord. Pourquoi Marseille est-elle frappée par une série de règlement de compte ? Quelques éléments de réponse.
  
     
  25 mai : Affaire Guerini, suite
l'ex-patron de la technopôle de l’Arbois qui abrite des laboratoires de recherche et des entreprises innovantes est mis en examen. En 2007, un marché a été attribué par le technopôle dans des conditions suspectes à une société liée au grand banditisme, laquelle aurait bénéficié de la protection d'Alexandre Guérini. Le CG 13 est le premier financeur du technopôle de l'Arbois.
  
     
  23 mai : Neyret libéré
L'ancien N°2 de la PJ de Lyon, provisoirement incarcéré, est remis en liberté. Il est resté huit mois derrière les barreaux.

le même jour,
José ANIGO, l'inamovible directeur sportif de l'Olympique de Marseille,  réclame 30 000 euros de dommages et intérêts à l'hebdo VSD pour injure. Dans un article de novembre 2011, le Marseillais était assimilé à "un parrain", lié à un homme "fiché au grand banditisme". L'article présentait également son fils Adrien comme un "ex-taulard". Verdict le 3 juillet.
  
     
  21 mai : interpellés après 25 ans de cavale
Julien PALDACCI et Yves NAVARRO, deux braqueurs du milieu corse, sont arrêtés par les policiers de la Brigade nationale de recherche des fugitifs. Les deux hommes faisaient l’objet de mandats d’arrêt après leur condamnation par contumace au mois de mai 1996 suite à une série de vols à main armée.
  
     
  14 mai : braqueurs bredouilles
Des malfaiteurs ont tenté de braquer un convoi de trois fourgons à Montreuil, près de Paris vers 5h30 du matin. Les braqueurs ont tenté de bloquer les trois fourgons avec deux utilitaires, mais les convoyeurs de la société T.A.S. ont réussi à se dégager. Lourdement armés et encagoulés, les malfaiteurs ont mis le feu à leurs camionnettes, puis se sont enfuis à pieds. Leurs véhicules, incendiés, ont été retrouvés à Bagnolet.
  
     
  13 mai : après la French, l'ULM Connection ?
6 kilos de cocaïne, 63 kilos d'amphétamines, le tout estimé à plus d'un million d'euros à la revente... Le pilote de l'ULM, interpellé à Calais, s'apprêtait à s'envoler vers l'Angleterre. Les douaniers lui ont coupé les ailes.
  
     
  12 mai : du foot à la fraude
Alain Migliaccio est condamné à 5 ans de prison ferme et 9,2 millions d'euros d'amende pour fraude fiscale par le tribunal pénal de Valence. Fraude portant sur les exercices 2000 et 2001 (!). Selon le jugement, l'agent français avait dissimulé ses bénéfices provenant de plusieurs transferts, en particulier celui de Zinédine Zidane au Real Madrid à l'été 2001 (75 millions d'euros), au moyen de sociétés-écrans. Alain Migliaccio, domicilié à Valence, a été laissé en liberté ayant la possibilité de faire appel.
  
     
  Premier mai : Un homme est tué d'une rafale de kalachnikov près de la cité des Micocouliers, 14e arrondissement. La veille, le corps d'un homme partiellement calciné a été retrouvé dans une zone boisée de la commune de Carry-le-Rouet (Bouches-du-Rhône). 
  
     
  5 mai : Découverte d'un nouveau cadavre près de Marseille
Partiellement calcinée, la victime a été tuée d’une balle dans la tête sur un terrain de motocross jouxtant l’autoroute A55 près de l’étang de Berre. Le parquet d’Aix a confié l’enquête à la brigade criminelle de la police judiciaire de Marseille, en charge de plusieurs affaires de règlements de comptes  depuis le début de l’année.
Vérification faite, Il s'agit de Stéphane FORSCHELET, un homme de 40 ans, soupçonné d'appartenir à la "bande du Pont du Las", un quartier de Toulon (Var). Il était déjà connu des services de police et de justice pour avoir été condamné en juillet 2005 à 18 ans de réclusion criminelle à la suite d'une série de vols à main armée doublés de séquestrations et d'enlèvements.
  
     
  AVRIL 2012
  
  24 avril : Takieddine de nouveau sur les radars de l'affaire Karachi
Ziad Takieddine, entendu par les juges instruisant le volet financier de l'affaire Karachi, est mis en examen pour blanchiment et recel d'abus de biens sociaux. Il avait été mis en examen en 2011 pour complicité et recel d'abus de biens sociaux et faux témoignage. Le parquet de Paris a autorisé les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire à étendre leurs investigations à des faits de blanchiment aggravé survenus de 1993 à mars 2012. Takieddine a appelé à "éradiquer" un "système de corruption en place depuis 1995" en France. Dingue...  
  
     
  20 avril : Bouskaya, nouvelle victime de l'anarque à la taxe carbone ?
Suite à la disparition de l'ancien boxeur, fiché au grand banditisme, le parquet de Nîmes ouvre une information judiciaire pour "séquestration et enlèvement". Le 4 avril, la voiture de Chaouki Bouskaya a été retrouvée près d'Alès. Ce jour-là, l'ancien patron avignonnais de BSP, société spécialisée dans le solaire, aurait appelé sa compagne pour lui dire qu'il allait acheter du pain et ne serait jamais rentré. Lié à des escrocs notoires, les dits "mecs du CO2", très présents dans les diverses escroqueries à l'énergie solaire, Bouskaya a-t-il été éliminé pour "mauvaise conduite" ou pour ne pas avoir su bien compter ? A suivre.
  
     
  17 avril : la femme du député UMP Renaud MUSELIER mise en examen
Stéphanie CLEMENT, avocate, est mise en examen pour "recel d'atteinte à la liberté et l'égalité d'accès aux marchés publics" et "recel de prise illégale d'intérêt" dans ses prestations pour Habitat Marseille Provence (HMP), l'office HLM municipal. Elle est ressortie libre du tribunal au terme d'une heure et demie d'audition, sa mise en examen n'ayant pas été assortie d'une mesure de contrôle judiciaire. Dans le même temps, Renaud Muselier aurait reçu des menaces de mort.
  
     
  16 avril : UBS dans le collimateur
Après un an d'enquête préliminaire, les juges ont décidé l'ouverture d'une information judiciaire pour « démarchage bancaire et financier par personne non habilitée et blanchiment [de fraude fiscale et de fonds obtenus à l'aide de démarchage illicite] commis en bande organisée. » Derrière le chef d'inculpation se cacherait une liste secrète tenue par la banque sur les mouvements entre les comptes bancaires français légaux et des comptes suisses non déclarés aux services fiscaux français.
  
     
  12 avril : Le Blond remis en liberté
Gérald CAMPANELLA est remis en liberté suite à une décision de la Cour de Cassation après avoir été condamné à cinq ans de prison dans une affaire d’escroquerie. Il recouvre la liberté quelques jours seulement après la détention de son frère Michel, lequel s'était constitué prisonnier en se présentant à la gendarmerie corse de Borgo.

le même jour, Farid TIR, un commerçant marseillais est abattu près de son domicile de la Belle-de-mai, un quartier populaire du 3ème arrondissement de Marseille. Connu notamment pour trafic de stupéfiants et impliqué dans le secteur des machines à sous, Farid Tir était le neveu de Saïd Tir, fiché au grand-banditisme et abattu en avril 2011.
  
     
  11 avril : syphonage à l'OM
Trois personnes ont été condamnées pour des détournements de fonds au détriment du club de supporters MTP, Marseille Tout Puissant constitué de 3.000 membres. La Présidente Khokha Amsis, veuve de Roland Gaben, une figure du Milieu marseillais tué par balles en 2011, a été condamnée à 2.000 euros d’amende pour des contraventions routières payées par le club. Daniel Liccioni, ancien trésorier, a été condamné à 5.000 euros d’amende pour l’achat d’un scooter via les fonds de l’association. Enfin, Louis Albertini, Président en 2009, a été condamné à 10 mois de prison ferme pour le détournement de 38.000 euros. Il était déjà connu de la justice pour plusieurs affaires d’escroquerie aux cartes bancaires. La défense a mis en cause les révélations faites par Nadia Bendaoud, ancienne épouse de Roland Gaben.
  
     
  MARS 2012  
  5 mars : suite de l'affaire du Cercle Wagram
Seize personnes sont interpellées à Paris, Marseille et en Corse et placées en garde à vue dans le cadre de l'enquête sur le cercle de jeux parisien Wagram. Plusieurs responsables de l'établissement, dont le gérant de fait, le directeur des affaires financières et le directeur des jeux, figurent parmi les gardés à vue. Angelo GUAZELLI, membre présumé de La Brise de Mer a également été levé par les policiers. Les enquêteurs de l'Office central de lutte contre le crime organisé (OCLCO) et de l'Office central pour la répression de la grande délinquance financière (OCRGDF) agissent dans le cadre d'une information judiciaire ouverte en 2011 pour "association de malfaiteurs, extorsion de fonds et blanchiment en bande organisée" par la Juridiction interégionale spécialisée (JIRS) de Paris. Coincidence : Canal + lance une nouvelle saison de Mafiosa où l'héroïne quitte la Corse pour se rapprocher des cercles parisiens. Et c'est chaud !
  
     
  7 mars : Le Mage, le Poker et le tapis rouge dans le Monde.
  
     
  8 mars : Roberto Saviano, l'auteur de Gomorra, évoque la "mafia" française sur France Info.
Extrait : "Dès le début des années 1980, Domenico Libri et Paolo de Stefano, deux boss de la 'Ndrangheta (la mafia calabraise), arrivent sur la Côte d'Azur et créent des petites familles mafieuses. Aujourd'hui, ces familles sont devenues des 'locali', des regroupements de plusieurs familles. Elles seraient présentes à Marseille, à Antibes-Juan-les-Pins, qui serait la maison-mère." (RS)

Au lecteur : Pour la petite histoire, procurez-vous le livre Gomorra et regardez le "dos" (entre la couverture et la quatrième de couverture). Tout en haut du dos, vous y lirez le nom d'une petite ville italienne, proche de Naples. Je vous laisse le soin de mener votre petite enquête mais je vous donne un indice, un seul : Marseille... quant à Saviano, il devrait revoir ses fiches. Ce n'est pas dès le début des années 1980 mais dès la fin des années 1960 que les Calabrais se sont associés aux firmes trafiquantes de la French Connection. Là, ce n'est plus du roman.

BONUS EDITION
Drogues Store – Dictionnaire rock, historique et politique des drogues par Arnaud Aubron.
Le 8 mars 2012 dans toutes les librairies même les plus "artificielles" !

Le même jour,
Placé en garde à vue  dans le cadre de l'instruction pour extorsion de fonds en bande organisée au sein du Cercle Wagram, menée par le juge Serge Tournaire, Jean-Claude Darmon a été remis en liberté après 24 heures d'audition.
Interpellé pour s'expliquer sur ses relations avec Jean Testanière, l'homme d'affaires n'a pas nié son amitié pour le Mage du show-biz qu'il héberge à titre gratuit à Paris. Neuf personnes sont toujours dans les locaux de la section des courses et jeux de la Direction centrale de la police judiciaire, dont le "Mage" et Michel Ferracci, un des acteurs de la série Mafiosa diffusée sur Canal +. Ces derniers devraient être déférés dans la soirée pour être auditionnés dans le bureau du magistrat. Jean Angelot Guazelli, membre présumé de la Brise de Mer a été placé en détention préventive.
  
     
  9 mars : qui veut gagner un million ?
La police judiciaire de Versailles ne fait pas dans la dentelle : elle fait tomber un réseau de trafiquants de cannabis, met la main sur 200 kilos de résine et saisie un million d’euros en liquide.

le même jour, La banque saute au Cercle Wagram ?
Jean "le Mage" Testanière et Jean-François Rossi, respectivement secrétaire et trésorier de l'association Wagram, sont préventivement incarcérés dans l'affaire Wagram.

11 mars : des balles, Marseille
Un brocanteur, âgé de 56 ans, est tué par balles par plusieurs individus à scooter dans le quartier de La Capelette. La victime avait été condamné pour un vol à main armée commis en 1999 en Isère.
  
     
  13 mars : Tir à la barre
La Cour d’Assises de Lille juge Farid Tir, 42 ans, pour 9 vols à main armée commis dans le nord de la France entre 2005 et 2008. Tir s’était fait connaître pour s’être évadé de façon spectaculaire du CHR d’Amiens.
  
     
  15 mars : un élu sous les verrous (Wagram)
Jean Casta, maire de la commune de Pietralba, (Haute-Corse), est mis en examen pour association de malfaiteurs, complicité d'extorsion de fonds en bande organisée et recel d'abus de confiance, et incarcéré. Jean Casta est suspecté d'avoir fait la navette entre Bastia et Paris pour récupérer des enveloppes d'argent liquide qu'il aurait par la suite remises au propriétaire du cercle Wagram. Egalement placés en garde à vue dans ce dossier, Jean-Pierre Aubry, un proche du maire UMP de Levallois-Perret Patrick Balkany, et sa compagne Laurence Darmon, fille du financier Jean-Claude Darmon, ont pour leur part été remis en liberté.
  
     
  20 mars : l’affaire SMS (Corse) en Appel
Six prévenus sont rejugés dans l’affaire de la Société Méditerranéenne de Sécurité où l’on trouve pêle-mêle des nationalistes corses, une guerre des polices, des marchés publics dévoyés, de violents règlements de comptes, d’obscurs circuits d’argent public, et même un zeste de secret défense. Pour mémoire Antoine Nivaggioni, le gérant de la SMS, a été abattu le 18 octobre 2010 à Ajaccio. Un enquêteur de la police judiciaire avait, lui, été réveillé en pleine nuit par l'explosion de sa voiture réduite en une bouillie de ferraille.
  
     
  23 mars : qui veut des millions ?
Le juge Renaud Van Ruymbeke vient de retrouver sur un compte de transit utilisé par les marchands d’armes, à la banque SCS Alliance de Genève, la trace d’une sortie en espèces de dix millions de francs en avril 1995. L'argent provient directement de la vente des frégates en Arabie. L'affaire Balladur ne ramollit pas.
  
     
  26 mars : Barresi à la barre
Début du procès de Bernard "Ber" BARRESI à la Cour d’Assises de Colmar. Accusé d’avoir participé à un vol à main armée en 1990, ses complices et lui auraient soustrait à la société « Mat Securitas » la somme de 5 millions d’euros.
Bernard Barresi est acquitté le 30 mars.
  
     
  FEVRIER 2012  
  3 février : un "repenti" remis en liberté
Claude CHOSSAT est remis en liberté par la Chambre de l’Instruction de la Cour d’Appel d’Aix-en-Provence. Réputé proche de la famille Mariani, il avait été mis en examen en janvier 2010 dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat de Richard Casanova, présenté comme un pilier de la Brise de Mer - abattu en avril 2008. En juillet 2009, Chossat avait été condamné à 18 mois de prison pour des pressions effectuées sur des jurés d’un procès pour meurtre. Il avait été arrêté et mis en examen le 18 décembre 2009 pour sa participation présumée au meurtre de Jean-Claude TASSO. Il a également été mis en examen en août 2010 pour infraction à la législation sur les armes, soupçonné d’avoir fourni des armes retrouvées dans le hangar détruit par l’explosion qui a coûté la vie à Francis MARIANI. A noter que José MENCONI, dont on peut affirmer qu'il ne porte pas dans son coeur Jacques Mariani (le fils de Francis), devrait recouvrir la liberté dans les prochains mois.
  
     
  6 février : Thierry Gaubert de nouveau dans le collimateur
Escroquerie à l'exercice illégal de la profession de banquier, abus de confiance, prise illégale d'intérêts, abus de biens sociaux... Thierry Gaubert, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, un "intime" d'Hortefeux, réussira-t-il à passer à travers les balles de la justice dans l'affaire du "Un pour cent Logement" ? Réponse au tribunal de Nanterre dans quelques jours.
  
     
  7 février : A l'assaut des Bergers
Près de 150 policiers participent à un vaste coup de filet en Corse et à Marseille dans le cadre de plusieurs affaires d'extorsion de fonds dans le milieu de la nuit à Aix et Marseille. En ligne de mire, le gang dit des Bergers de Venzolasca ou "la bande de la Casinca" dont pas moins de trente individus ont été surpris par les policiers au saut du lit. Ces derniers sont soupçonnés d'avoir mis en place une PME du racket, ce qui n'est somme toute qu'une "tradition" chez les grands bandits français. Affaire à suivre de très près en attendant l'ouverture du procès le 13 février de Jacques Mariani, principal adversaire des Bergers depuis la mort de son père et l'élimination de plusieurs "barons" de la dite Brise de Mer. Aux manettes de l'instruction, le juge Perruaux de la JIRS de Marseille. Lequel a du pain sur la planche pour envoyer les patrons de la PME au trou...
  
     
  10 février : deux morts en une seconde
Stéphane TIXIER et Amadéo TITEUX, présentés comme des figures du grand banditisme niçois, sont tués à bout portant par un individu cagoulé près d'un bar situé dans le marché d'intérêt national de Nice. Une troisième personne, blessée par balle à la jambe, est transportée à l'hôpital Saint-Roch à Nice.

Le même jour, Patrick "Bobosse" BOSCO est abattu en sortant
admin on jeudi 04 novembre 2010 - 14:15:25 | Commentaires désactivés

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