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Violence et corruption à Marseille : une vieille Ritournelle...
                        
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       Marseille / Thierry Colombié: « La fusion des trois BAC ne changera rien»

Mis à jour le 12 octobre 2012 à 11h41 - 20 Minutes

Avant la venue, ce vendredi, du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, à Marseille, le docteur en sciences économiques (EHESS), Thierry Colombié, revient sur les derniers événements, des règlements de compte à l'affaire de la brigade anti criminalité (BAC) du secteur Nord.

INTERVIEW - Docteur en sciences économiques, il revient sur les derniers événements concernant les soupçons de corruption au sein de la BAC Nord de la cité phocéenne...

La fusion des trois BAC est-t-elle le remède à tous les maux?

TC : Il existe une tradition de la corruption à Marseille et ailleurs. D'habitude, le racket est organisé par des malfaiteurs du grand banditisme. Là, les policiers concernés ont franchi la ligne jaune. Je ne crois pas que fusionner les trois services change les choses. Chez certains groupes de policiers il existe une tradition du « border line », du « ne pas travailler dans les règles de l'art ».

Comment est-ce arrivé ?

Certains le justifient par le manque de moyens : « on n'a pas les produits pour dealer les infos ». La drogue sert de troc avec les informateurs. Les policiers font avec ce qu'ils trouvent dans les perquisitions. Ces caisses noires des services ne sont pas nouvelles. Quand on y verra un peu plus clair, on pourrait s'apercevoir que cette affaire dépasse aussi Marseille. On pourrait, par exemple, découvrir des liens avec celle de Lyon.

L'actualité se concentre, pour l'heure, sur Marseille…

Alors que la corruption n'est pas nouvelle. Ce qui est nouveau c'est le secret qui a permis de démanteler le réseau. Avant, il y avait toujours des fuites. Là, une police fait bien son travail. En plus, 2013 justifie cette action à l'automne 2012. En 2013, Marseille sera une vitrine dans le monde. Si le ménage est fait maintenant, ce n'est pas un hasard. Si on ne veut pas présenter la ville comme le Chicago de l'Europe, il faut la nettoyer et donc pointer avant les dysfonctionnements. Il y a des problèmes de corruption dans la police ? On dissout la BAC, on révoque des agents. Il y a des règlements de compte ? On fait un comité interministériel. Depuis, il n'y a plus de règlements de compte. On a placé dans les quartiers nord des juges de paix : des élus ou des gens du milieu. L'agenda est particulier et n'est pas dû au hasard.
                
                        
                        
       20 septembre 2012
Le Bien commun (Antoine GARAPON) - France Culture

Peut-on parler de "mafia" dans les banlieues marseillaises ?

Franceculture.fr

Entretien de 30 minutes avec Antoine Garapon ; en conclusion, j'ai clairement dit que le problème principal était la... corruption (et pas qu'à Marseille). Trois jours plus tard débutait l'affaire de la BAC de Marseille, un "scandale" qui pourrait s'étendre à d'autres corps de l'Etat si ce dernier, via ses ministres, pense faire preuve de courage. Et éviter de se tirer une balle dans le pied. Cqfd.

                
                        
       13 septembre 2012
Règlements de compte: "En Corse, on ne tue pas comme à Marseille"
Lexpress.fr / Caroline Politi


Q : Les règlements de compte rythment la vie de Marseille et de la Corse. Il y en a eu 14 dans la première depuis le début de l'année et 13 dans la seconde. Peut-on comparer la situation de ces deux villes ?

TC : Non c'est complètement différent. C'est comme si on comparait une grande multinationale avec des PME. Dans les cités marseillaises, on a à faire à de la délinquance, pas à un système mafieux. On assiste actuellement à des règlements de compte sur le marché des stupéfiants, notamment celui de la cocaïne qui est très ouvert et concurrentiel. En Corse, on est en présence d'une criminalité organisée qui dépasse largement les frontières de l'île...
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       5 septembre 2012
Marseille : "Les grands bandits peuvent rétablir l'ordre"


Lefigaro.fr
                
                        
                        
       31 août 2012
Marseille : comment stopper la violence ?


Europe1.fr
                
                        
       30 août 2012
Règlements de compte à Marseille : comment faire cesser la série noire ?


Lexpress.fr
                
                        
       29 Mai 2012
Marseille est-elle une zone de non-droit ? Peut-on parler de guerre des gangs ?

 Tchat sur le site de l'Express

                
                        
       24 mai 2012  
Pourquoi ces règlements de compte en série à Marseille ?

Nouvelobs.com
                
                        
       13 mai 2012
Pourquoi Marseille sombre dans la violence ?
                
       Stéphane Joahny - Le Journal du Dimanche                
                        
       Grand banditisme traditionnel, d’un côté, "économie souterraine de la pauvreté", de l’autre… L’analyse d’un spécialiste de l’économie criminelle.                 
                        
       Excédées par les règlements de comptes sanglants, quelque 200 personnes ont participé, hier, à une "marche blanche" dans les rues des quartiers nord de Marseille pour dire "non à l’ultra-violence" et rendre hommage à l’une des victimes, retrouvée brûlée dans une voiture à Simiane (Bouches- du-Rhône) en mars dernier. Cette marche intervient alors que la série noire en cours totalise déjà 13 morts depuis le début de l’année, dont deux pour la seule journée de vendredi. L’an dernier, vingt affaires de ce type ont été recensées dans le département, dont 15 à Marseille. Pourquoi une telle hécatombe ?

"Il faut distinguer deux cas de figure, insiste Thierry Colombié, docteur en économie et spécialiste de l’économie criminelle*. Il y a les assassinats liés au grand banditisme, comme celui de Roland Gaben en juillet 2011. Ce milieu traditionnel, un pied dans la légalité, l’autre dans les trafics dont Marseille est le centre économique et politique, a abandonné le secteur du cannabis aux cités mais n’est pas en perte de vitesse, loin de là. Et il y a cette série de règlements de comptes dans les quartiers, difficile à appréhender. Une sorte de spirale de la vengeance marquée par l’amateurisme, où un meurtre peut en entraîner un autre pour des histoires de territoire, d’honneur, de carottage (vol de drogue), d’indic…"

Marseille et la drogue, c’est une longue histoire marquée par l’épopée de la French Connection, tentaculaire trafic d’héroïne marseillais à destination des États-Unis, qui a structuré et façonné la légende du milieu corso-marseillais. "Du temps de la French, il n’y avait pas de règlements de comptes, rappelle Colombié. Ils contrôlaient tout : production, filière d’exportation… Et il y avait à manger pour tout le monde. Après, dans les années 1970, quand les grandes équipes se sont retirées, elles ont été remplacées par de nouvelles alors que la consommation locale se développait." Le contrôle du trafic de drogue devient alors l’un des enjeux de la guerre que se livrent Gaëtan Zampa et Francis le Belge, avec notamment l’épisode de la tuerie du bar du Tanagra (quatre morts) en 1973.

"S’inventer une vie à la Scarface"

Mais pour le chercheur, la première des causes du déchaînement de violence qui frappe actuellement la cité phocéenne est d’ordre social. Thierry Colombié parle d’une "économie souterraine de la pauvreté" basée principalement sur le trafic de drogue dans les quartiers nord d’une ville frappée par le chômage et la misère. Une métropole où la culture populaire est durablement marquée par les exploits des "grands bandits" : "Il y a cette fausse idée qui se développe chez ces jeunes sans perspective: s’inventer une vie à la Scarface, intégrer le grand banditisme. Mais ça n’arrive jamais, ou alors exceptionnellement comme on l’a vu avec Farid Berrahma, finalement abattu par le milieu traditionnel lors de la tuerie du bar des Marronniers, en 2006."

Pour bien combattre un phénomène, il faut bien le connaître. Et, semble-t-il, ce n’est pas le cas à Marseille. "Combien y a-t-il aujourd’hui de chercheurs pour prendre du recul, comprendre, analyser la culture et l’économie criminelle de ces quartiers ?", interroge Colombié, qui dénonce au passage ce qu’il appelle le "bafouillage des forces de l’ordre" illustré par "la valse des préfets" se succédant "au gré des humeurs du ministre de tutelle". Il souligne aussi que "la multiplication des espaces de vente, dont le contrôle excite les convoitises, révèle aussi une autre réalité : celle de la demande en produits stupéfiants à Marseille." Enfin, un autre axe de réflexion : la non-intervention des acteurs du grand banditisme. "Ils ne bougent pas parce que cette violence ne perturbe pas leur business, pas plus que l’ordre social de la ville. Ils sont en position d’attente, surtout en période électorale. Mais ils peuvent aussi être intéressés à moyen terme, car si l’État se révèle incapable d’agir, on aura recours à des sociétés privées de sécurité, dont certaines sont soupçonnées d’être contrôlées par le milieu… "
 
                
                        
       * Thierry Colombié vient de publier La French Connection – les Entreprises criminelles en France, aux éditions Non Lieu, 212 p., 16 €. Dans de précédents ouvrages – Beaux Voyous et Le Belge –, il avait déjà éclairé le fonctionnement du milieu marseillais.                
                        
       23 mars 2010
Une flambée de violence ?
Depuis le début de l'année 2010, six hommes ont été assassinés dans l'agglomération marseillaise. Certains liés au grand banditisme comme Daniel MERLINI à Meyrargues, d'autres impliqués dans des trafics de cité. Y a-t-il une flambée inhabituelle de violence ? Ces morts ont-elles un lien entre elles ? La tempête qui agite le continent est-elle un écho de ce qui se passe en Corse ? Le banditisme est-il plus meurtrier qu'autrefois ? Plus largement, pourquoi les histoires de gangsters font-elles recette, comme le montre le succès rencontré par "L'Immortel", le film de Richard Berry inspiré par la vie de Jacky Imbert ?

Laprovence.com

                
                        
       La cartographie de la série des règlements de compte à Marseille dans LeMonde.fr
                
                        
       
                
                        
       Publié le 15 mai 2012
Mis à jour le 21 septembre 2012
                
                        
                        
admin on mardi 15 mai 2012 - 12:24:51 | Commentaires désactivés

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