LA MORT DU JUGE MICHEL
                  
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spécialiste du crime organisé #France, auteur de 13 ouvrages
documentaliste sur le film LA FRENCH
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 LA MORT DU JUGE MICHEL  
Contre-enquête sur l’assassinat d’un incorruptible

Editions de La Martinière


En librairie à partir du 30 OCTOBRE 2014
                
                  
                  
                  
 21 octobre 1981, 12h43, boulevard Michelet à Marseille. Le juge antimafia Pierre Michel est tué par balle par deux inconnus, qui s’évanouissent dans la nature. Qui a éliminé un magistrat ayant instruit les plus importantes affaires marseillaises ? Des trafiquants d’héroïne, membres de la célèbre French Connection ? Des terroristes ? Est-ce un différend d’ordre privé ? En dépit des moyens déployés, les enquêteurs ne découvrent qu’une seule empreinte sur la moto. Des voyous sont écroués mais ils ne parlent pas. Des inconnus aident financièrement leur famille. Dans le Milieu, personne ne rompt la loi du silence même si la piste du « contrat » remonte aux oreilles des policiers. Présenté comme une figure emblématique du Milieu marseillais, Gaétan Zampa est désigné comme le commanditaire. Incarcéré fin 1983 dans une affaire financière, il se pend dans sa cellule après avoir crié son innocence. Sans avoir été entendu par le juge d'instruction en charge de l'affaire Michel... Zampa a-t-il emporté son secret dans sa tombe ? Les enquêteurs ne font-ils pas fausse route ? Pierre Michel s’est-il retrouvé, comme on dit à Marseille, « dans l’entonnoir pour avoir voulu toucher au Saint du Saint », au financement occulte de campagnes électorales ? Pourquoi un trafiquant va-t-il se mettre à table, depuis la Suisse, et balancer sur procès-verbal les noms du tueur, du pilote de la moto et surtout des deux commanditaires, deux de ses proches et associés dans la Sicilian Connection ?

Du vol de la moto au 21 octobre 1981, Thierry Colombié décrit les coulisses de la préparation de l’assassinat. Au-delà de la vérité judiciaire, l’auteur offre un récit haletant, des dialogues percutants, et nous plonge dans les eaux troubles de puissants partis politiques, du Milieu marseillais et de groupes mafieux siciliens ou américains. 

Grâce à des témoignages inédits, le livre propose une contre-enquête non seulement sur l’assassinat d’un juge isolé au sein du Palais, jalousé et trop curieux, mais sur une époque pas si lointaine où bombes, tortures et ratonnades encourageaient la xénophobie à des fins politiciennes. Où l'argent n'a toujours pas d'odeur, surtout celui de la drogue. 
                
                  
                  
 Nota Bene
L'assassinat du juge Michel avait fait l'objet du dernier chapitre de BEAUX VOYOUS (Fayard, 2007). J'avais rapidement décrit les interactions entre commanditaires et hommes de main,
et leurs objectifs communs. Je fus le premier étonné de la totale absence de débat autour
de mes révélations d'autant plus qu'aucun livre n'avait encore relaté la résolution judiciaire
du crime. Le film très attendu de Cédric Jimenez - LA FRENCH (sortie dans les salles début décembre 2014), long métrage pour lequel j'ai collaboré en tant que consultant, sera probablement l'occasion de revenir sur une page méconnue de l'histoire de France.
TC
                
                  
                  
 Actualités autour de l'Affaire Michel - 2014
                
                  
 Toronto, 12 septembre : première pour le film LA FRENCH dans le cadre du festival de cinéma. Une critique de The Hollywood Reporter (en anglais). Autre article dans PREMIERE.
                
                  
 Marseille, 13 septembre : le journal LA PROVENCE révèle que l'assassin du juge Michel, François CHECCHI, condamné en 1988 à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une peine de sûreté de 18 ans, bénéficie depuis le 8 septembre d’un régime de semi-liberté.  Indignation de la famille du magistrat (Libération, 13 septembre).                
                  
 Caen, 16 septembre : article de Denis Trossero dans La Provence ; "Premiers  pas d'homme libre pour le tueur du juge Michel".
                
                  
 Marseille, 9 octobre : Après François Checchi, 65 ans, qui est en semi-liberté depuis le 8 septembre, c'est son complice d'hier dans l'assassinat du juge Michel, Charles Altiéri, dit "Lolo", qui vient d'être remis en liberté conditionnelle. Altiéri bénéficie désormais d'un bracelet électronique. Incarcéré jusque-là à la prison de Lannemezan (Hautes-Pyrénées), il a vu sa demande acceptée par la chambre de l'application des peines de la cour d'appel de Pau (Pyrénées-Atlantiques). Comme François Checchi, il devra respecter les obligations que la justice lui impose et surtout ne pas se soustraire à elle. C'est elle qui garde la main, ou plutôt un oeil sur la main.  La mise en liberté de Checchi avait suscité, voilà un mois, "l'extrême indignation" et la "profonde douleur" de la veuve et des enfants du juge. Les mêmes causes produiront-elles les mêmes effets ?
Lire la suite sur laprovence.com
                
                  
 11 novembre 2014 - "Pierre était doué pour la vie." Jean-François Michel, le frère du juge assassiné, parle pour la première fois dans Vosges Matin.
                
                  
 MISE AU POINT, suite à des mails et appels reçus ces derniers jours

J'ai été contacté par Cédric Jimenez au printemps 2012 en ma qualité d'auteur de BEAUX VOYOUS (Fayard, 2008) et de spécialiste du Milieu marseillais (French Connection, grand banditisme, etc.). Le co-auteur du scénario m'a demandé de lui fournir des informations concernant le juge Pierre Michel, des voyous marseillais ou des policiers en charge de la lutte contre le crime organisé.

L'enquête que j'ai alors effectué pour le compte de Légende Productions m'a permis de fournir de nouvelles  informations à Cédric Jimenez, lesquelles m'ont motivé à publier un manuscrit qui était resté dans le tiroir :  "La mort du juge Michel".

Je n'ai à aucun moment participé à l'écriture du scénario ni même lu ce dernier à titre d'expert historique et/ou scientifique. Je n'ai jamais été invité par Légende Productions ou Gaumont à participer à la promotion du film, pas même à voir le film en avant-première. 

LA FRENCH étant une fiction, seuls les co-auteurs et le réalisateur sont responsables de la façon dont ils ont utilisé des faits historiques pour servir une oeuvre dramaturgique, plus précisément un "divertissement" comme l'a qualifié l'acteur Jean Dujardin qui incarne le juge marseillais assassiné en 1981. 

L'adaptation de faits réels au cinéma est un vaste et vieux débat qui se traite au cas par cas, encore faut-il qu'il y ait un débat. Des faits, des références, des arguments... Comme souvent, rien de tout cela, en ce qui concerne en tout cas la mort par balle d'un juge d'instruction. Si un réalisateur s'était autorisé à mettre en scène la rencontre entre Hitler et De Gaulle, même sans dialogues, nos chers éditorialistes, spin doctors et autres leaders d'opinion auraient-ils fermé leurs oreilles, leurs bouches et leurs yeux, tels trois singes en vadrouille dans le maquis provençal ? Il y a au moins une question à se poser, et pas des moindres : le film n'utilise-t-il pas un fait historique majeur de la Cinquième république comme une caisse de résonance "médiatique" auprès du grand public, créant ainsi de toutes pièces une légende non pas autour du seul juge Pierre Michel, mais autour du duel entre un magistrat qui vire flic et un truand qui virevolte, un duel qui n'a jamais existé ? Comme on dit en Corse : Bugiarda cume a figa et bella cume un fiurone.
L'absence de débat sur le sujet autorise d'en conclure que la mort par balle d'un magistrat n'est qu'un simple fait divers. Juste un simple fait divers. 
                
                  
 Actualités autour du film LA FRENCH - 2014

25 novembre 2014, in laprovence.com
"La French", quand Marseille était la capitale mondiale de l'héroïne
                
                  
 3 décembre 2014 : La French sort sur les écrans (distribution Gaumont).
                
                  
 4 décembre 2014 : début de polémique ?
Dans un communiqué signé par l'ensemble de la famille et adressé à l'AFP, l'épouse et deux filles du juge Michel tiennent à préciser qu'elles n'ont "jamais validé" le scénario, contrairement aux affirmations du producteur Alain Goldman.  

En ce qui me concerne, j'ai pris contact avec Béatrice Michel, la fille du magistrat, au cours de l'été 2012. Je voulais rencontrer des membres de la famille pour compléter mon enquête dans le but d'écrire mon ouvrage et/ou de réaliser un film documentaire. A ma grande surprise, alors que j'avais relaté dans Beaux Voyous (Fayard, 2007) les coulisses (inédites) de l'assassinat, la femme et les deux filles de Pierre Michel ont cordialement décliné mon invitation. 
Je pourrais faire état, ici, de bien d'autres précisions inhérentes à la fabrication du film mais je préfère m'abstenir. Je laisse par ailleurs à quelques journalistes le soin de manifester les contre-vérités qui se succèdent dans le film. Dans quelques années, sauf si la famille Michel porte plainte et parvient à faire retirer le film de la circulation, on ne se souviendra pas de la polémique, mais bel et bien du long-métrage, que les programmateurs TV s'empresseront de diffuser tous les 21 octobre, triste jour d'anniversaire d'une mort par balle.
On se souviendra surtout que LA FRENCH a été taillée sur mesure pour Jean Dujardin, à un moment clé de sa carrière internationale, point de bascule entre comédie et drame.
Après avoir vu le film et assité à un duel totalement fantasmé entre un juge qui vire flic et un voyou qui virevolte, il suffit d'ouvrir les yeux : si Dujardin incarne le juge Michel, c'est avant tout pour taper sur la caisse, celle de la résonnance médiatique en France mais surtout à l'international. Si dans le film le juge Michel part aux Etats-Unis (ce qui n'a jamais été le cas), reçu comme le Messie luttant contre La French Connection (un trafic en voie de disparition) et surnommé "French cow-boy" (je ne savais pas non plus que le juge était gardien de vaches), c'est d'abord pour satisfaire à un modèle économique planétaire qui se nomme "divertissement". Pas pour enchaîner des faits historiques dont les spectateurs, dans la grande majorité se contrefoutent. Ces derniers ne sont pas dupes et ne sont plus une escroquerie près.
"Non omne quod licet honestum est."
Tout ce qui est permis n'est pas honnête. N'est-ce pas Cédric ?

                
                  
                  
 Mis en ligne le 2 septembre 2014
                
                  
                  
                  
                  
                  
                  
                  
                  
                  
                  

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